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Paris : 2 blessés graves après une attaque à l'arme blanche près des ex-locaux de Charlie Hebdo

  • Category news
  • Definition HD
  • Resolution 1280 x 720
  • Duration 00:01:11
  • Year 2020
  • Language French

Paris : 2 blessés graves après une attaque à l'arme blanche près des ex-locaux de Charlie Hebdo

Une opération des services de sécurité français est en cours dans le XIème arrondissement de Paris, non loin des anciens locaux de Charlie Hebdo, situés rue Nicolas Appert. Deux individus suspects ont attaqué et blessé au moins deux personnes à l'arme blanche dans des circonstances encore indéterminées. La préfecture de police avait indiqué que ces blessés se trouvaient en urgence absolue. Plus tard dans la journée, le Premier ministre français, Jean Castex, a précisé que " leurs jours ne sont pas en danger ". A 13 heures, les policiers ont annoncé qu'un premier agresseur présumé a finalement été interpellé. L'arrestation a eu lieu dans le quartier de la Bastille ; la station de métro Bastille a d'ailleurs été fermée au public. Quelques dizaines de minutes plus tard, une deuxième personne a été interpellée vers le station de métro Richard Lenoir. Ces deux suspects ont été placés en garde à vue. La rue Nicolas Appert, qui donne sur le boulevard Richard Lenoir, est toujours bouclée. Un plus vaste dispositif avait été d'abord mis en place, la place de la Bastille avait été ainsi elle aussi bouclée. Une cellule de crise a été rapidement mise en place au ministère de l'Intérieur, elle est présidée par le Premier ministre. Jean Castex et son ministre de l'Intérieur sont arrivés sur les lieux de l'attaque retrouvant sur place la maire de Paris, Anne Hildalgo, et le procureur de la République de Paris. Par mesure de sécurité, des milliers d'élèves avaient été confinés dans les collèges et lycées de tout le secteur mis en alerte, c'est à dire les XIème, IIIème et IVème arrondissements. Les enfants qui avaient été accueillis ce vendredi matin dans les crèches du quartier sont restés également calfeutrés. Le confinement de ces 125 établissements scolaires a été levé vers 15h. Plusieurs stations de métro (Richard Lenoir, Bastille et Saint-Sébastien Froissart) ont été également fermées au public par "mesure de sécurité", a indiqué la RATP, la régie des transports en commun de la région parisienne. Ouverture d'une enquête pour "tentative d'assassinat en relation avec une entreprise terroriste" Dans un premier temps, il était question que le parquet de Paris ouvre une enquête pour "tentative d'assassinat". Mais, avant 14h, c'est le parquet national antiterroriste (Pnat) qui a été saisi. Une enquête de flagrance a été ouverte pour " tentative d'assassinat en relation avec une entreprise terroriste " et " association de malfaiteurs terroriste criminelle ". L'enquête a été confiée à la police judicaire de Paris et à Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI). Réactions après l'attaque La présidente de la région Île-de-France, Valérie Pécresse, a réagi à l'événement sur son compte Twitter : Le président du Conseil européen, Charles Michel, a fait part de sa vive émotion. Le Belge a affirmé sa " pleine solidarité avec le peuple français ". Retour sur les faits Les deux victimes sont des collaborateurs du magazine "Cash Investigation" diffusé sur la chaine de télévision publique France 2. Elles travaillent pour la société de production Premières Lignes, dont les locaux se trouvent dans le même immeuble que ceux des anciens bureaux de Charlie hebdo. Selon d'autres collaborateurs de cette société de production, ces deux personnes ont été attaquées, " vers 11h45 " alors qu'elles se trouvaient " dans la rue pour fumer une cigarette ". L'hypothèse de la présence d'un colis suspect, un temps évoqué, a finalement été levée. " Aucun engin explosif n'a été détecté ", a indiqué la préfecture de police. Selon le quotidien Le Figaro, un hachoir aurait été retrouvé devant la station de métro Richard Lenoir. Rappelons que cette attaque intervient en plein procès de 14 hommes et femmes accusés d'avoir aidé les auteurs des attentats contre Charlie Hebdo, l'épicerie juive Hyper Cacher et des policiers en janvier 2015 ; les audiences se déroulent devant une Cour d'assises spéciale installée dans la capitale française. La rédaction de l'hebdomadaire satirique Charlie Hebdo a persisté et signé en publiant une nouvelle fois des caricatures de Mahomet à sa Une le 2 septembre dernier, et elle a reçu rapidement de nouvelles menaces islamistes, revendiquées par Al-Qaïda.

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